Accueil POLITIQUE Une pétition pour la désignation du Cardinal Monsengwo comme Président de La Transition
Une pétition pour la désignation du Cardinal Monsengwo comme Président de La Transition

Une pétition pour la désignation du Cardinal Monsengwo comme Président de La Transition

Le Cardinal Monsengwo serait une personnalité « expérimentée, consensuelle, apolitique, soucieuse de l’intérêt général, gardienne des archives de la conférence nationale souveraine, base de la fondation d’un Etat de droit à diriger », selon les signataires de la pétition.

Le Mouvement citoyen « Réveil Citoyen Congolais » a initié depuis paris (France), une pétition proposant le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, comme personnalité à même de diriger la transition sans Joseph Kabila.

Pitchou Roland Shomongo, le coordonnateur de « Réveil Citoyen Congolais (RCC) »,soutient que le choix de l’Archevêque de Kinshasa peut « favoriser la moralisation de la vie politique congolaise et d’assurer une transition apolitique et dépolitisée afin de garantir un processus électoral crédible et responsable ».

Pour lui, un pays qui souffre du « leadership au sommet de l’Etat, gangrené par la corruption et l’impunité ; l’inconscience de la classe politique active ; du défaut de redistribution des richesses nationales», ne peut pas tomber dans les erreurs du passé en portant le choix sur des personnalités corruptibles et peu expérimentées qui risqueraient de plonger davantage la RDC dans une crise incurable.

Personnalité « expérimentée, consensuelle et apolitique »

« Si nous ne prenons conscience de l’inconscience de la majorité d’entre nous, la RDC, notre mère patrie devenue la risée du monde entier, court le risque d’être rayée du concert des Nations ou tout simplement d’être émiettée », a prévenu Pitchou Shomongo.

Ainsi, il appelle le peuple congolais, à signer la pétition pour le choix du Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya. Car, selon le Mouvement citoyen « Réveil Citoyen Congolais », ce dernier est une personnalité « expérimentée, consensuelle, apolitique, soucieuse de l’intérêt général, gardienne des archives de la conférence nationale souveraine, base de la fondation d’un Etat de droit à diriger ».

Par ailleurs, ce mouvement citoyen n’est pas le seul à exiger la « transition sans Kabila». Plusieurs autres structures et personnalités nationales et étrangères se sont déjà prononcées en faveur de cette « Transition sans Kabila », étant donné qu’il n’a plus de légitimité constitutionnelle et depuis que l’accord politique dit de la « Saint Sylvestre » souffre dans sa mise en œuvre.

Dans une interview accordée au journal belge Le Soir, le Docteur Dénis Mukwege réclamait une transition de deux ans. A son avis, « il faut que le pouvoir actuel se retire… ; mettre en place une équipe neutre qui organisera les élections ». «Le chemin des élections ne peut être balisé tant que le président Kabila trônera. Le plan, à savoir confier à Kabila la transition vers des élections auxquelles il ne peut participer, a échoué. », a aussi affirmé le vice-premier ministre belge, Alexander De Croo.

Prévenir le « vide juridique et le chaos »

Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi, deux figures de l’opposition congolaise, ont co-signé avec d’autres animateurs de la société civile et de mouvements citoyens, un communiqué conjoint publié en septembre dernier exigeant une « transition sans Kabila ».

« Pour prévenir le vide juridique et le chaos dans la perspective de la non-tenue des élections, au plus tard le 31 décembre 2017, (nous) exigeons une transition sans M. Kabila, devenu illégal et illégitime », indique le communiqué. Il précise que « Cette transition sera conduite par « des personnalités éminentes consensuelles chargées de préparer les élections démocratiques, libres, transparentes et paisibles qui ne sont pas possibles, ni avec M. Kabila ni avec la commission électorale (Céni) dans sa configuration actuelle ».

Cependant, la Majorité présidentielle (MP), par le biais de son porte-parole, Alain Atundu, a rejeté l’idée d’une « transition sans Joseph Kabila». Pour lui, « Il est évident que ceux qui parlent de la crise de légitimité ; évoquent la perspective d’une transition ; envisagent d’écarter le président Kabila sans les élections ; ne visent qu’à remettre en cause la constitution et l’accord de la Saint Sylvestre pour déstabiliser tout le processus électoral. »

LP/LC (Le Congolais)

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