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Sanctions de la Belgique: La Rdc promet de répliquer

Sanctions de la Belgique: La Rdc promet de répliquer

Réponse du berger à la bergère. Kinshasa vient de réagir à la restriction des visas par la Belgique. Kinshasa, en toute souveraineté, n’entend pas gober les mesures prises par la Belgique. Comme les autorités belges, le Palais de la Nation veut aller plus loin avec les sanctions économiques contre la Belgique. La bataille est déclenchée par l’ancienne métropole qui prend fait et cause pour une certaine classe politique qui  veut renverser le pouvoir légalement établi et leurs institutions, par le simple fait que Bruxelles n’arrive pas à contrôler Joseph Kabila. Il est imprévisible, marmonnent certaines chancelleries occidentales en Rdc. 

Entre la République Démocratique du Congo et le Royaume de Belgique, le problème n’existe pas tellement, ni sur le plan institutionnel, plus encore sur les relations diplomatiques entre les deux pays. Les visites répétées de Didier Reynders, vice-ministre, ministre des Affaires étrangères belges et son homologue congolais Raymond Tshibanda ont affirmé suffisamment le bon climat de coopération entre Bruxelles et Kinshasa.

Cependant, là où le bât blesse, c’est quand la Belgique, nostalgique des temps coloniaux, se refuse à admettre que sa colonie d’hier, est devenue indépendante depuis le jeudi 30 juin 1960. La Rdc n’est plus sous sa tutelle, et que les relations qui régissent les deux Etats sont celles de deux pays amis. Les rapports ne sont pas de subordonnant au subordonné, pis encore croire que le Congo Kinshasa s’appellerait encore Congo Belge, et voir même que les villes qui portaient en son temps des noms belges y demeurent encore. Kinshasa ne s’appelle plus Léopoldville, ni Lubumbashi hier Elisabethville, ni Likasi jadis Jadot-ville, ni Mbandaka, anciennement Coquilath-ville, Kisangani- Stanley-ville, moins encore Kalemie, Baudouinville.

Par l’acte qui avait consacré la souveraineté de la République démocratique du Congo en Etat indépendant, souverain, synonyme de considérer la Belgique comme Etat ami, frère avec qui, l’on doit traiter des relations d’égal à égal, semble une notion inexistante pour certains Belges.

La Belgique doit traiter d’égal à égal avec la Rdc

Cette notion est loin d’être avalée par l’ancienne métropole qui se croit tout permis, au point d’infliger des sanctions à leurs homologues politiciens congolais, en usant de la politique de deux poids deux mesures. Les récentes sanctions partent du fait que le Rassemblement politique qui s’était réuni à Genval, banlieue belge qui avait servi de cadre à l’opposition congolaise de marcher sur les institutions légalement établies. Aux termes des travaux caractérisés par les revendications sur les personnalités politiques membres de l’opposition ayant des ennuis judiciaires, ce groupe avait remis officiellement les conclusions desdits travaux au même ministre Didier Reynders qui vient d’attiser le feu, entre les deux Etats. Dans un passé récent, un autre Belge Karel De Gutch avait été à la base de la rupture diplomatique entre les deux Etats, se permettant de faire de remontrance sur un Chef d’Etat. Ces genres d’attitudes justifient que la Belgique croit dur comme fer que la Rdc est encore sa colonie. Pour que cette ignominie se reproduise, il faille déchirer l’acte qui avait consacré la Rdc en Etat souverain et indépendant, fruit de la lutte de nos pères – fondateurs : Patrice Emery Lumumba, Albert Kalonji, Cléophas Kamitatu, Thomas Kanza, Joseph Kasa-Vubu, Bolikango etc. De ce fait, la Belgique construite par les fonds provenant de son ancienne colonie Congo Belge, aujourd’hui République démocratique du Congo, n’a jamais digéré la prise  de hauteur du Maréchal Mobutu dans le dossier dit « Contentieux belgo-zaïrois », en ce que la Belgique doit plusieurs milliards à l’Etat congolais, pour avoir dilapidé son patrimoine. La Générale des Carrières et des Mines (Gécamines), symbole de la prospérité belge, sa fierté ; son arrogance économique passée entre les mains de la gestion congolaise du fait de la zaïrianisation, est une pilule amère à avaler pour la Belgique, dont certaines de ses usines ont fermé. Cette leçon économique n’a pas donné matière à réflexion à l’ancienne Métropole qui sous-estime la capacité qu’a la République démocratique du Congo à lui infliger d’autres sanctions. Le cas de le dire, c’est la réaction de Kinshasa aux déclarations du vice-premier ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders, qui se permet de sanctionner les autorités congolaises par la restriction de délai accordé à un visa aux passeports diplomatiques, du reste écourté de 6 mois.

Première règle en diplomatie : la réciprocité

Pour Kinshasa, à travers le vice-ministre des Congolais de l’Etranger, Antoine Boyamba, la règle première en diplomatie, c’est la réciprocité. Néanmoins, Kinshasa s’étonne du fait qu’une commission mise en place réunissant les diplomates accrédités à Kinshasa, dont celui de la Belgique, avec la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les membres du Gouvernement, évalue l’avancement des travaux pour l’organisation des élections. Au même moment, la Rdc est dans un forum national du Dialogue à la Cité de l’Union africaine, sous la facilitation de l’Envoyé spécial de l’Union africaine, dont l’objectif final est l’organisation des élections apaisées, transparentes, crédibles et acceptables par tous, a indiqué le vice-ministre des Congolais de l’étranger, qui fustige le comportement de la Belgique lorsqu’il affirme en ces termes : « Alors, s’il y a certains pays qui trouvent qu’ils peuvent danser plus vite que la musique, c’est leur droit. Quant aux sanctions, la règle numéro un de la diplomatie, c’est la réciprocité. La Rdc a aussi le droit de prendre quelques décisions cursitives. Nous aussi, l’on peut se dire qu’on ne donne plus de visas aux passeports diplomatiques belges ou quelques sanctions économiques. Nous n’en sommes pas encore là, mais c’est aussi des éventualités », a rappelé l’intérimaire de Raymond Tshibanda. Cette réponse du berger à la bergère va se concrétiser lorsque le Conseil des ministres lèvera l’option de cibler les sanctions y afférentes. « La mesure qui sera prise au niveau du Gouvernement, on n’a pas encore pris de décisions  mais il faut l’envisager. C’est la réciprocité, c’est la règle. Ce que nous prendrons comme décision, est de notre droit et souveraineté ; on ne va pas se laisser faire, c’est pas nous qui enclenchons la guerre ou la bataille. C’est eux (Ndlr : les Belges) qui décident ça ! Le Congo est serein, les Congolais sont entrain de travailler. Le dialogue a commencé, les amis de l’opposition ont tenu un Conclave, il y a quelques jours. Au cours de ce Conclave, ils n’ont pas dit non au dialogue. Donc, les portes restent ouvertes. On va continuer. S’il y a des pays qui pensent danser plus vite que la musique, c’est leur droit », a indiqué le vice-ministre. Il faut dire que le ton est levé, en ce que la République démocratique du Congo, estime que 57 ans après son accession à la souveraineté nationale et internationale, elle croit et estime qu’elle est mature, elle doit prendre seule sa destinée, et que l’époque du maître-esclave est révolue. C’est sur cette lancée que le vice-ministre des Congolais de l’Etranger a rappelé aux officiers belges ce qui suit : « Nous sommes étonnés que les autorités belges disent qu’ils vont octroyer un visa de 6 mois qu’aux détenteurs de passeports diplomatiques. Cette situation nous étonne parce que nous, Congolais, ne sommes pas leurs enfants pour nous talocher. Comme ils ont agi ainsi, nous sommes aussi un Etat qui peut prendre des sanctions contre d’autres Belges. Nous allons examiner au sein du conseil des ministres du Gouvernement pour appliquer la réciprocité »,a indiqué M. Boyamba.

L’opposition fait la passe en or à l’impérialisme

De ce point de vue, si la Belgique se permet de hausser le ton dans ce sens, elle est aidée par une classe politique dite de l’opposition, dont les dirigeants ne rêvent que de renverser le régime établi au prix du sang. La Belgique a vu une brèche ouverte par l’opposition malhonnête, accommodante, corrompue et parfois maudite et non constructive prête à mettre à feu et à sang sa mère patrie.

Nous avons le devoir de réveiller la conscience collective des Congolais à faire échec à l’impérialisme occidental, son hégémonie sur les Etats africains. Le Congo ne doit jamais ressembler à la Libye, ni moins au Soudan, puisque les bombes qui vont pleuvoir sur les Congolais, ses enfants, mères et pères n’ont pas de couleur politique ; ne choisissent pas le peuple pro majorité ni pro opposition. L’esprit de Dieu est au Congo, car ses martyrs tués par la Colonie Belge nous protègent, et intercèdent en notre faveur auprès de Dieu Tout Puissant.

Pius Romain Rolland

L’Avenir

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