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Migrations: Plus de 5000 camerounais anglophones trouvent refuge au Nigeria

Migrations: Plus de 5000 camerounais anglophones trouvent refuge au Nigeria

Ils ont confié aux autorités nigérianes qu’ils ont été contraints de fuir les violences en cours dans leurs régions d’origine. Les groupes sont en grande partie composés de femmes et d’enfants.

C’est une information que relaie le quotidien Le Jour édition du 6 novembre 2017. Rendu au 2 novembre 2017, plus de 5000 camerounais ont déjà fui les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest toujours en proie à la crise anglophone, pour se réfugier au Nigéria. Dans les groupes de ces réfugiés, on compte en majorité les femmes et les enfants. Un responsable de la police à Ikom, porte principale d’entrée du Nigeria à partir de Mfum a indiqué à notre confrère que les réfugiés ont dit aux autorités nigérianes qu’ils fuient les violences dans les deux Régions anglophones suscitées. Celui-ci raconte dans les colonnes de notre confrère, «des Camerounais entraient chez nous par groupes de trois ou quatre au début de l’année mais depuis octobre 2017, on  enregistre des arrivées massives et nous allons être débordés bientôt».

D’après le quotidien, bon nombre de ces camerounais réfugiés au Nigéria ont dû effectuer des centaines de kilomètres à pied. Ils sont partis de Kumba, Buea, Mbengwi, Limbe, Kumbo. Daniel  Okono, responsable des Relations communautaires auprès du gouverneur de l’Etat de Cross-River a affirmé au Jour que la situation devient alarmante, de jour en jour. «Les réfugiés qui arrivent en masse sont très bien traités. On en dénombre entre 4000 et 5000 selon les derniers pointages mais les chiffres évoluent vite étant donné que des gens continuent de traverser la frontière  chaque jour», a-t-il déclaré. Celui-ci a précisé qu’il y a une parfaite entente entre les réfugiés et les populations locales des communes nigérianes de Boki, Ikom, Etung et Obanliku, de l’Etat de Cross-River dont la capitale est Calabar.

«Pour le moment, nous avons offert de concert avec le Haut-commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés de la nourriture et du matériel de couchage. Mais la Sema attend l’ordre du gouvernement pour débloquer des fonds supplémentaires pour la prise en charge», a-t-il ajouté dans les colonnes de notre confrère.

Liliane J. NDANGUE (Cameroon-info)

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