Accueil ACTUALITE L’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) en campagne : «Pour la libération des prisonniers politiques au Congo»
L’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) en campagne : «Pour la libération des prisonniers politiques au Congo»
Les leaders du mouvement

L’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) en campagne : «Pour la libération des prisonniers politiques au Congo»

Déclenchée vendredi 20 octobre à Brazzaville, la campagne de sensibilisation en faveur des «détenus d’opinion au Congo» se déroulera, via les réseaux sociaux, les médias et l’affichage des illustrations des prisonniers sur les places publiques, jusqu’au 20 mars 2018. Avec une intention avouée : susciter une pétition des Congolais de l’intérieur et de l’extérieur à l’endroit du Gouvernement, pour que ce dernier adopte une attitude qui penche vers la libération des prisonniers politiques.

A entendre Trésor Chardon Nzila Kendet, directeur exécutif de l’OCDH, cette organisation de la société civile est loin d’être une avocate de l’opposition, ou une épieuse des actions gouvernementales.

A contrario, elle s’inscrit dans la logique de voir s’établir au Congo une République juste où les droits de l’homme sont observés. Ainsi, pour Joe Washington Ebina, un des animateurs de cette sensibilisation, «il n’y a aucun intérêt aujourd’hui que ceux qui sont en prison, maintenant, deviennent les dirigeants demain et fassent la même chose à ceux qui dirigent maintenant quand ils seront à l’opposition. Voilà pourquoi nous nous préoccupons de tout le monde, quel que soit leur bord. C’est dire qu’il n’y a aucun intérêt que certains soient privés de liberté aussi longtemps…C’est pourquoi aujourd’hui nous plaidons pour la libération de ces hommes, comme nous le ferions pour n’importe quel autre homme privé de liberté».
A en croire les responsables de l’OCDH, la pétition initiée par leur mouvement n’est autre qu’un outil de plaidoyer. Elle «vise à influencer les décideurs politiques, afin qu’ils libèrent les prisonniers politiques qui sont détenus illégalement et qui croupissent depuis des mois en prison, sans jugement», a indiqué, pour sa part, Jean Marie Ibara, vice-président du conseil d’administration de l’OCDH.
Il s’agira précisément de publier, chaque vendredi, la photo et les informations se rapportant à un incarcéré. Et ce, toute la semaine qui suivra, jusqu’au prochain vendredi. Cette semaine-ci, par exemple, est consacrée à l’ancien candidat à la présidentielle de 2016, Jean-Marie Michel Mokoko. Et le vendredi prochain, ce sera le tour de Paulin Makaya, et ainsi de suite. La sensibilisation durera six mois. Après quoi, l’OCDH évaluera son action pour redéfinir, sinon reconsidérer son combat. Les sensibilisateurs souhaitent que leur message soit relayé par les Congolais de l’extérieur à qui ils demandent de poster les photos des prisonniers dits politiques, partout où elles peuvent être visibles. En ciblant surtout les institutions symboliques : l’Union européenne, le Système des Nations Unies, les ambassades. Bref, tous les partenaires du Congo, afin «qu’ils soient au courant de l’existence des prisonniers d’opinion au Congo, et sachent que leur silence nous dérange», a déclaré Trésor Chardon Nzila Kendet. Avant de conclure que tous les griefs collés à ces personnes, pour leur arrestation, ne se justifient pas. D’où, pour lui, ces derniers ne sont pas des prisonniers de droit commun, mais des détenus d’opinion.

Marcellin 
MOUZITA MOUKOUAMOU (La Semaine Africaine)

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